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Partenariat avec CSC : un plateau de services de cloud computing Ă  Toulouse

Labsoft vient de créer en partenariat avec CSC un plateau de services externalisés.
« Délocaliser en France est une idée qui a de l’avenir !

- Où en est la SSII toulousaine Labsoft ?

Labsoft : La SSII compte aujourd’hui 75 salariés et continue de recruter de 4 à 5 nouveaux collaborateurs chaque mois. En ce qui concerne son activité de services dits « traditionnels », Labsoft a récemment inauguré un Pôle dédié à l’informatique industrielle et aux systèmes embarqués. Du côté de la croissance, il faut parler du plateau de services de cloud computing qui vient d’être créé en partenariat avec CSC, notamment afin d’intervenir pour des clients finaux dans le domaine de l’administration à distance. Dans un premier temps, ce centre de services commun interviendra entre autre pour le Groupe Renault-Nissan ou pour Arcelor-Mittal.

- En quoi Toulouse peut-il apporter une réponse pertinente face à la concurrence du « nearshore » - notamment dans le Maghreb- ou de l’offshore ?

Labsoft : Commençons par les atouts de Toulouse. Les donneurs d’ordres se fondent logiquement sur trois critères principaux : l’importance de l’investissement lié à l’immobilier, la qualité des infrastructures et les ressources humaines, où l’on prend en compte à la fois les compétences présentes, les établissements de formation et les possibilités de recrutement. Toulouse est très bien placé sur ces trois points, auxquels il faut en ajouter un quatrième : la qualité de vie, qui n’est pas qu’une formule à l’emporte-pièce sur le marché des TIC. En ce qui concerne le nearshore, notamment dans le Maghreb, on constate que les évolutions réelles du printemps 2011 ont généré d’autres formes d’inquiétudes chez les donneurs d’ordres, tandis que les retours d’expérience concernant l’offshore restent mitigés et confirment que cette sous-traitance lointaine ne peut être envisagée que pour une partie limitée des systèmes d’information.

- Cela suffit-il à expliquer que les entreprises d’Ile-de-France « délocalisent » leurs SI vers la province, et plus précisément Midi-Pyrénées ?

Labsoft: Non. Les gains ne sont réels que si l’on est capable de garantir qu’il ne s’agira pas de prestations en mode « dégradé », au sens informatique du terme. Si cette garantie est apportée, elle s’ajoute à des arguments sonnants et trébuchants : les salaires sont moins élevés à Toulouse qu’à Paris, les m² disponibles sont plus nombreux et moins chers, la qualité des infrastructures de télécommunication est très bonne, etc.

- Combien de personnes travailleront dans ce nouveau plateau de services de cloud computing ?

Labsoft : Entre 10 et 15 durant le 1er semestre 2012, au sein de nos locaux actuels à Labège. Nous pouvons ensuite en accueillir d’autres. Délocaliser en France est une idée qui a de l’avenir !

- Quels développements attendre si le projet induit une exclusivité avec CSC ?

Labsoft : Pour notre activité traditionnelle, 60% du travail est généré par la sous-traitance vers d’autres SSII. Dans ce cas, notre engagement est différent : CSC est notre partenaire privilégié, mais nous avons l’opportunité de proposer nos ressources à des éditeurs de logiciels ou des intégrateurs qui n’ont pas investi dans la création de leur propre plateau de services.

Propos recueillis par Pascal Boiron, Midenews

Source : Midenews du 18/11/2011